Blog Publié le 28 juillet 2026
n8n vs Make : quel outil d'automatisation pour votre PME ?
Disons-le d'entrée : nous travaillons avec n8n, donc nous ne sommes pas neutres. Mais nous avons utilisé les deux, et il y a des cas où Make est objectivement le meilleur choix. Voici un comparatif honnête, avec les chiffres qui fâchent des deux côtés.
Les deux outils en deux mots
Make (ex-Integromat) est un outil d'automatisation en ligne : vous vous connectez, vous glissez des modules, ça tourne sur leurs serveurs. Simple, visuel, efficace.
n8n est open source : vous pouvez l'utiliser sur leur cloud, ou l'installer sur votre propre serveur. L'interface est un peu plus technique, mais vous pouvez écrire du code dedans, gérer des boucles complexes, et surtout décider où tournent vos données.
Les prix : attention aux opérations
C'est le piège classique de Make : la facturation à l'opération. Chaque étape de chaque scénario consomme une opération, et un workflow qui tourne toutes les 15 minutes en consomme des milliers par mois sans que vous fassiez rien.
- Make : gratuit jusqu'à 1 000 opérations/mois, puis de 9 € à plusieurs centaines d'euros par mois. Une PME avec 5 ou 6 scénarios actifs atteint vite 50 à 150 € par mois.
- n8n cloud : à partir d'une vingtaine d'euros par mois, facturé à l'exécution de workflow (pas à l'étape), ce qui change tout sur les gros volumes.
- n8n auto-hébergé : le coût du serveur, soit 20 à 50 € par mois, pour des exécutions illimitées.
À faible volume, les deux se valent. Dès que vos workflows tournent souvent, la facturation à l'opération de Make devient une taxe sur votre propre croissance.
RGPD et données : le vrai différenciateur
Avec Make, vos données transitent par leur cloud, point. C'est contractuellement encadré, mais vous n'avez pas la main.
Avec n8n auto-hébergé sur un serveur européen, vos données clients ne quittent jamais votre infrastructure. Pour un cabinet comptable, une société dans la santé ou n'importe quelle boîte qui manipule des données sensibles, ce n'est pas un détail : c'est souvent le critère qui décide tout. On détaille ce point dans notre article sur l'automatisation et le RGPD.
Facilité contre puissance
Soyons justes : pour connecter deux outils grand public en dix minutes, Make est plus agréable. L'interface est plus léchée, les connecteurs grand public sont excellents, et on trouve des tutoriels partout.
n8n prend l'avantage quand le besoin se complique : transformer des données en JavaScript, appeler une API qui n'a pas de connecteur, gérer des branches et des boucles, brancher un modèle IA avec un contrôle fin. Là où Make vous fait empiler des modules de contournement, n8n vous laisse écrire trois lignes de code.
Notre choix : n8n, et pourquoi
Nous avons choisi n8n pour nos clients pour trois raisons : le coût fixe (un serveur, des exécutions illimitées, pas de mauvaise surprise), la propriété (vos workflows sont exportables, vous pouvez partir avec), et les données (hébergées en Europe, sur une machine que nous contrôlons).
Mais soyons honnêtes jusqu'au bout : si vous voulez juste connecter votre formulaire de contact à un Google Sheet, sans prestataire, faites-le vous-même sur Make. Vous n'avez pas besoin de nous pour ça.
Le résumé pour décider
- Deux ou trois automatisations simples, pas de données sensibles, envie de bricoler vous-même : Make.
- Volumes qui grossissent, facture Make qui enfle : n8n, le passage se rentabilise en quelques mois.
- Données clients sensibles, exigence RGPD forte : n8n auto-hébergé, sans hésiter.
- Workflows complexes, IA, APIs métier : n8n, avec un prestataire si personne en interne ne veut y toucher.
Pour aller plus loin
Les sujets abordés ici sont détaillés sur nos pages dédiées :
Voir aussi
Vous voulez en parler pour votre projet ?
Le premier échange de 30 minutes est gratuit : on regarde votre cas et on vous dit franchement ce dont vous avez besoin ou pas.